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Alopécie : comment prévenir et traiter l’alopécie ?

alopécie

L’alopécie se définit comme la chute totale ou partielle des cheveux. Pour une femme, il est naturel de perdre en moyenne une centaine de mèches de cheveux par jour. En revanche, lorsqu’on les perd par touffes entières comme le matin sur l’oreiller ou lorsqu’on se brosse les cheveux, cela devient anormal. Dans cet article, nous allons vous expliquer les différentes formes d’alopécie ainsi que les solutions !

Quels sont les types d’alopécie et leurs symptômes ?

On classe les cas d’alopécie en 4 catégories:

  •  L’alopécie androgénétique héréditaire:

 

           alopécie-androgénétique-femme alopécie-androgénétique-femme

L’alopécie androgénique  est d’origine génétique. Dans ce cas, ce sont les antécédents familiaux d’alopécie qui constituent un facteur prédisposant.

Cette forme d’alopécie est due à une quantité excessive d’hormones mâles, les androgènes, autour des follicules pileux. En effet, ceux –ci empêchent la croissance capillaire tant pour les hommes que pour les femmes. Ces dernières sont particulièrement atteintes après la ménopause, lorsque l’organisme produit moins d’hormones femelles.

Chez l’homme, l’alopécie androgénétique se localise le plus souvent aux tempes et au sommet du crâne. Chez la femme, elle se localise uniquement au sommet du crâne.

  •  L’alopécie cicatricielle

L’alopécie cicatricielle est  due à une lésion définitive du cuir chevelu en raison d’une maladie ou d’une infection de la peau (lupus, psoriasis, etc.). Les réactions inflammatoires qui se produisent dans la peau détruisent  les follicules pileux.

  • L’effluvium télogène

L’effluvium télogène se caractérise par une chute soudaine et temporaire de cheveux. Il fait suite à un choc physique ou émotionnel, un accouchement ou une opération chirurgicale. Il apparaît sur l’ensemble de la chevelure. Une fois le stress passé, les follicules pileux reviennent en phase active. Cela peut toutefois persister pendant des mois.

  • L’alopécie de traction 

L’alopécie de traction est une chute de cheveux temporaire ou définitive sur les zones du cuir chevelu qui sont fortement sollicitées. Par exemple, certaines coiffures trop serrées exercent une traction qui éloigne la tige capillaire de sa cavité. Cela entraîne une chute progressive de cheveux et une faible repousse.

On constate le plus souvent cette alopécie au niveau des tempes, à la lisière du front, sur les côtés au niveau des oreilles et à l’arrière de la tête. Elle est fréquente surtout sur les cheveux afro. En effet, sous l’effet d’une traction, un cheveu européen va plutôt se casser alors qu’un cheveu afro a tendance à s’arracher.

  • La teigne

La teigne est une maladie du cuir chevelu et des poils qui est la cause la plus fréquente d’alopécie chez les enfants. Elle est provoquée par des champignons appelés dermatophytes. Ces derniers attaquent la structure du cheveu, entraînant ainsi un phénomène d’alopécie.

Quelles sont les causes de l’alopécie ?

Il existe plusieurs raisons à l’alopécie :

  • Le stress, un choc émotionnel, certains traitements (chimiothérapie) et les changements hormonaux comme la grossesse, l’accouchement ou la ménopause.
  • Une carence en vitamine B. En effet, l’organisme a besoin de fer d’origine animale que l’on trouve principalement dans les viandes rouges. Les vitamines B1, B2, B3 et le zinc sont à puiser dans les légumineuses, le pain, les céréales et les pâtes complètes.
  • L’utilisation fréquente du brushing, d’un fer à lisser, de produits défrisants, de colorations, de shampoings non adaptés aux cheveux fragilisent et finissent par détériorer les cheveux qui tombent excessivement.

Comment prévenir l’alopécie ?

L’alopécie de traction est la seule forme d’alopécie dont on peut se prémunir. Ainsi, certaines coiffures comme les dreadlocks, les tresses et les autres formes de tissages, du fait qu’elles tirent sur les racines, peuvent fragiliser le bulbe. Ce qui engendre une forme d’alopécie sur les zones comme les tempes.

Comment traiter l’alopécie ?

Pour traiter l’alopécie de traction, consultez un dermatologue qui préconisera la méthode la plus efficace pour tenter de l’enrayer. Plus tôt c’est pris en charge, mieux c’est !

Tout d’abord, l’objectif est de limiter et d’endiguer la chute des cheveux ensuite d’activer la repousse. Il faut compter trois à six mois de traitement au minimum, pour respecter le cycle de renouvellement capillaire. Pour des alopécies plus sérieuses ou tardives, il faut compter environ 1 à 2 ans de traitement. Soyez patients (es) !

Il est recommandé d’associer au traitement la prise de compléments alimentaires (pour le bulbe) et l’utilisation d’une lotion capillaire ou d’huiles essentielles.

En effet, si beaucoup emploient le shampoing adapté à leur type de cheveux et prennent des compléments alimentaires fortifiants, nombreuses sont celles qui n’utilisent pas de lotion capillaire. Et pourtant, la lotion est particulièrement efficace pour stimuler le cuir chevelu et favoriser le renouvellement cellulaire grâce à une meilleure circulation sanguine. Pour ce faire, l’automassage crânien accompagné d’une lotion traitante est un geste à pratiquer régulièrement.

Aussi, privilégiez des ingrédients naturels comme le miel, l’huile de coco, le beurre de karité, etc. Par exemple, avant de procéder à un shampoing, il est conseillé d’appliquer l’huile de ricin en massage sur le cuir chevelu et sur les cheveux quelques heures avant de les laver. On peut aussi utiliser l’huile d’ail en massant directement sur le cuir chevelu, trois jours successifs, puis laver au shampooing.

En effet, l’ail et l’oignon sont utilisés dans les soins capillaires depuis des millénaires car ils contiennent un taux élevé d’allicine, substance avec des propriétés antibactériennes qui revitalise les cheveux.

Le laboratoire Karaw International a développé plusieurs produits à base d’huile d’ail particulièrement efficace.

 

Pour conclure

Il est impératif, et ce, dès les premiers signes de perte de cheveux anormale de changer ses habitudes de coiffures pour opter pour celles qui exercent moins de tension sur les racines. Et surtout, il faut laisser reposer ses cheveux le plus souvent possibles.

Par ailleurs, en guise de prévention et dès le plus jeune âge, il faut éviter l’usage d’accessoires entraînant la chute de cheveux par exemple, les élastiques et les barrettes posées trop souvent au même endroit sur la tête.

Vous l’aurez compris, pour celles qui peuvent encore échapper à l’alopécie comme celle de traction, prenez maintenant les bonnes mesures !

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